Renault - Résultats financiers du 1er semestre 2006
27 juillet 2006
Q: Où en est le déploiement de Logan ?
CG: Nous vendons toutes les Logan que nous sommes capables de produire aujourd`hui. C`est un produit qui marche bien, non seulement dans les marchés émergents où nous avions prévu de la commercialiser, mais également dans les marchés matures, comme la France par exemple. Au cours du premier semestre, 10.000 Logan ont été vendues en France et toutes à des particuliers. C`est la plus forte progression de ventes aux particuliers de toutes les marques.
Q: Où en est le projet de Renault en Iran ?
CG: L`Iran est un projet qui compte pour Renault, puisque, sur les 800.000 véhicules supplémentaires que nous comptons vendre au cours du plan, nous prévoyons d`en vendre plus de 200.000 sur ce marché. Je pense que l`Iran a également intérêt à ce que ce projet se développe. Nous savions depuis le départ que le projet iranien présenterait quelques difficultés et nous n`avons pas été déçus. Mais, à partir du moment où les intérêts de l`Iran et de Renault convergent, je ne me fais aucun de souci sur la réussite du projet.
Q: Comment avez-vous contrebalancé la hausse du coût des matières premières ?
CG: Essentiellement par la réduction des coûts des achats. Dès le début de l`année, nous avons été assez pessimistes sur l`évolution du cours des matières premières. La situation s`est dégradée, mais finalement pas beaucoup plus que ce que nous avions prévu.
Q: Avec le succès de Logan et le ralentissement de la croissance des segments comme le haut de gamme et les 4x4, comment analysez-vous l`évolution du marché ?
CG: Nous assistons effectivement à un changement de mix important sur les marchés aujourd`hui. Au Japon par exemple, la demande se déplace de plus en plus vers les "mini cars". Aux Etats-Unis, la demande de Pick-Up, SUV et trucks commence à fléchir. La hausse du prix de l`énergie n`a pas d`impact sur le volume du marché, mais sur son mix. Tant que le prix de l`énergie restera élevé, le changement de mix se poursuivra et l`Europe n`échappera pas à cette tendance.
Q: Sur le long terme, Renault et Nissan n`ont-ils pas besoin de s`allier à un troisième partenaire pour réduire les coûts des achats ?
CG: Ce n`est pas une nécessité, mais cela peut être une opportunité. Renault et Nissan sont aujourd`hui capables d`être prospères à court, moyen et long termes. Il n`y a donc aucune obligation pour s`allier à un troisième partenaire. Maintenant, nous sommes des entrepreneurs et notre devoir est d`étudier les opportunités qui se présentent. Ce ne serait donc pas sérieux de ne pas examiner de près une opportunité pour renforcer la performance de Renault et de Nissan.
Q: GM traverse des difficultés. Cet environnement n`est-il pas difficile pour monter une alliance ?
CG: L`approche qui consiste à rechercher des synergies avec GM n`a rien d`altruiste. En étant patron de Renault et de Nissan, je recherche l`intérêt de Renault et de Nissan. Le reste ne relève pas de ma responsabilité. Pour l`instant, nous avons commencé les discussions avec GM et lancé des équipes de travail, avec un seul souci: mesurer les synergies qui pourraient profiter à Renault et à Nissan, sur le court, le moyen et le long termes.
En aucun cas, il ne s`agit d`une obligation. Une alliance potentielle avec GM représente une opportunité.
Le premier critère, c`est de savoir en quoi une alliance avec GM pourrait renforcer les résultats de Renault et de Nissan sur le court/moyen terme et ouvrir de nouvelles perspectives sur le long terme. C`est un exercice de recherche de valeur et de potentiel. Ma responsabilité est d`optimiser la performance de Renault et de Nissan.
Mais rien ne se fera s`il n`y a pas d`appétit et d`intérêt mutuel. Aujourd`hui, l`objectif est clair, le calendrier est clair. Nous n`engagerons rien qui puisse être considéré comme hostile. Si ce n`est pas le cas, on arrête.
Q: Avez-vous eu de nouveaux contacts avec Rick Wagoner ?
CG: Je n`ai pas eu de contact avec Rick Wagoner depuis le 14 juillet. Les équipes de travail ont été lancées, ce n`était donc pas nécessaire.
Q: Y a-t-il des actionnaires communs à GM, Renault et Nissan ?
CG: Je peux simplement vous dire qu`il existe des fonds qui sont actionnaires communs de Renault, Nissan et GM. Mais n`importe qui peut être actionnaire des trois entreprises. Au-dessous d`un certain seuil, les gens ne sont pas censés le déclarer.
Q: Quel rôle jouent les actionnaires dans cette affaire ?
CG: Nous sommes à l`écoute de nos actionnaires pour tenir comte de leurs inquiétudes et de leurs espoirs dans cette phase de discussion et d`analyse.
Q: Quand se prendra la décision ?
CG: Nous avons donné une date limite: un maximum de 90 jours (le 15 octobre). Nous laissons en effet une marge de manœuvre suffisante à nos équipes pour travailler avant de trancher.
Q: Côté Nisan, on a le sentiment que les gens n`ont pas été suffisamment consultés. Que pourriez-vous dire pour rassurer les employés et les partenaires de Nissan ?
CG: Nous n`avons rien décidé pour l`instant. Il n`y a donc pas d`inquiétude à avoir. Nous avons simplement décidé de discuter. Il n`y a donc pas lieu de consulter nos partenaires. La seule entité à consulter pour entamer les discussions, c`est le Conseil d`administration. C`est ce que nous avons fait. Et les Conseils d`administration de Renault et de Nissan ont ensuite confié au patron des deux entreprises la responsabilité de mener les discussions.
En 1999, quand Renault a décidé de faire une alliance avec Nissan, il n`y avait pas beaucoup de gens qui soutenaient le projet. Les journalistes et les analystes étaient plutôt pessimistes. L`histoire prouve que grâce à la ténacité du management, soutenu par le Conseil d`administration, nous avons réalisé quelque chose qui était jugé impossible à l`époque.
Pour l`instant nous recherchons les opportunités. Nous verrons, en fonction des résultats des analyses, si nous voulons continuer ou pas. Si nous poursuivons, ce sera dans le respect de Renault et de Nissan - comme nous l`avons toujours fait dans le cadre de l`Alliance - et en expliquant aux employés, actionnaires et partenaires des deux entreprises l`intérêt d`une alliance avec GM. Quand la question de l`organisation se posera, là nous serons amenés à consulter les parties prenantes de l`entreprise.
Q: Si les analyses révèlent des opportunités intéressantes et si vous décidez de poursuivre, quelle sera votre implication dans le management de GM ?
CG: Avec autant de "si ", on est dans la science fiction, la spéculation. La seule question qui se pose aujourd`hui est de savoir s`il y a suffisamment de synergies potentielles pour poursuivre. Avant le 15 octobre, il y aura une réponse claire: oui ou non. Nous n`avons pas demandé de longs rapports à nos experts, mais un seul chiffre. Si ce chiffre ne nous convient pas, nous arrêtons. S`il nous convient, nous poursuivons. Nous nous demanderons alors comment nous organiser pour réaliser les synergies, avec une seule volonté derrière: augmenter le potentiel de croissance et de profitabilité de Renault et de Nissan.
Q: Combien de personnes sont impliquées dans ce travail d`analyse ?
CG: Nous ne communiquons pas ce chiffre, mais nous avons réuni des experts, qui connaissent parfaitement leur domaine, savent exactement ce qu`ils recherchent et qui sont capables de travailler très vite.
Q: Ne craignez-vous pas que cette mobilisation d`experts autour d`une alliance potentielle avec GM puisse distraire Renault et Nissan de leurs objectifs ?
CG: Regardez les résultats! Pour Renault, nous avons annoncé une marge opérationnelle de 2,5% pour l`année 2006. Avec 2,7% de marge opérationnelle au premier semestre, nous sommes confiants. C`est la première étape de Renault Contrat 2009. Je me suis engagé sur des résultats et si je pensais que quelque chose pouvait nous empêcher de les atteindre ou affaiblir nos résultats, j`arrêterais tout de suite.
CG: Nous vendons toutes les Logan que nous sommes capables de produire aujourd`hui. C`est un produit qui marche bien, non seulement dans les marchés émergents où nous avions prévu de la commercialiser, mais également dans les marchés matures, comme la France par exemple. Au cours du premier semestre, 10.000 Logan ont été vendues en France et toutes à des particuliers. C`est la plus forte progression de ventes aux particuliers de toutes les marques.
Q: Où en est le projet de Renault en Iran ?
CG: L`Iran est un projet qui compte pour Renault, puisque, sur les 800.000 véhicules supplémentaires que nous comptons vendre au cours du plan, nous prévoyons d`en vendre plus de 200.000 sur ce marché. Je pense que l`Iran a également intérêt à ce que ce projet se développe. Nous savions depuis le départ que le projet iranien présenterait quelques difficultés et nous n`avons pas été déçus. Mais, à partir du moment où les intérêts de l`Iran et de Renault convergent, je ne me fais aucun de souci sur la réussite du projet.
Q: Comment avez-vous contrebalancé la hausse du coût des matières premières ?
CG: Essentiellement par la réduction des coûts des achats. Dès le début de l`année, nous avons été assez pessimistes sur l`évolution du cours des matières premières. La situation s`est dégradée, mais finalement pas beaucoup plus que ce que nous avions prévu.
Q: Avec le succès de Logan et le ralentissement de la croissance des segments comme le haut de gamme et les 4x4, comment analysez-vous l`évolution du marché ?
CG: Nous assistons effectivement à un changement de mix important sur les marchés aujourd`hui. Au Japon par exemple, la demande se déplace de plus en plus vers les "mini cars". Aux Etats-Unis, la demande de Pick-Up, SUV et trucks commence à fléchir. La hausse du prix de l`énergie n`a pas d`impact sur le volume du marché, mais sur son mix. Tant que le prix de l`énergie restera élevé, le changement de mix se poursuivra et l`Europe n`échappera pas à cette tendance.
Q: Sur le long terme, Renault et Nissan n`ont-ils pas besoin de s`allier à un troisième partenaire pour réduire les coûts des achats ?
CG: Ce n`est pas une nécessité, mais cela peut être une opportunité. Renault et Nissan sont aujourd`hui capables d`être prospères à court, moyen et long termes. Il n`y a donc aucune obligation pour s`allier à un troisième partenaire. Maintenant, nous sommes des entrepreneurs et notre devoir est d`étudier les opportunités qui se présentent. Ce ne serait donc pas sérieux de ne pas examiner de près une opportunité pour renforcer la performance de Renault et de Nissan.
Q: GM traverse des difficultés. Cet environnement n`est-il pas difficile pour monter une alliance ?
CG: L`approche qui consiste à rechercher des synergies avec GM n`a rien d`altruiste. En étant patron de Renault et de Nissan, je recherche l`intérêt de Renault et de Nissan. Le reste ne relève pas de ma responsabilité. Pour l`instant, nous avons commencé les discussions avec GM et lancé des équipes de travail, avec un seul souci: mesurer les synergies qui pourraient profiter à Renault et à Nissan, sur le court, le moyen et le long termes.
En aucun cas, il ne s`agit d`une obligation. Une alliance potentielle avec GM représente une opportunité.
Le premier critère, c`est de savoir en quoi une alliance avec GM pourrait renforcer les résultats de Renault et de Nissan sur le court/moyen terme et ouvrir de nouvelles perspectives sur le long terme. C`est un exercice de recherche de valeur et de potentiel. Ma responsabilité est d`optimiser la performance de Renault et de Nissan.
Mais rien ne se fera s`il n`y a pas d`appétit et d`intérêt mutuel. Aujourd`hui, l`objectif est clair, le calendrier est clair. Nous n`engagerons rien qui puisse être considéré comme hostile. Si ce n`est pas le cas, on arrête.
Q: Avez-vous eu de nouveaux contacts avec Rick Wagoner ?
CG: Je n`ai pas eu de contact avec Rick Wagoner depuis le 14 juillet. Les équipes de travail ont été lancées, ce n`était donc pas nécessaire.
Q: Y a-t-il des actionnaires communs à GM, Renault et Nissan ?
CG: Je peux simplement vous dire qu`il existe des fonds qui sont actionnaires communs de Renault, Nissan et GM. Mais n`importe qui peut être actionnaire des trois entreprises. Au-dessous d`un certain seuil, les gens ne sont pas censés le déclarer.
Q: Quel rôle jouent les actionnaires dans cette affaire ?
CG: Nous sommes à l`écoute de nos actionnaires pour tenir comte de leurs inquiétudes et de leurs espoirs dans cette phase de discussion et d`analyse.
Q: Quand se prendra la décision ?
CG: Nous avons donné une date limite: un maximum de 90 jours (le 15 octobre). Nous laissons en effet une marge de manœuvre suffisante à nos équipes pour travailler avant de trancher.
Q: Côté Nisan, on a le sentiment que les gens n`ont pas été suffisamment consultés. Que pourriez-vous dire pour rassurer les employés et les partenaires de Nissan ?
CG: Nous n`avons rien décidé pour l`instant. Il n`y a donc pas d`inquiétude à avoir. Nous avons simplement décidé de discuter. Il n`y a donc pas lieu de consulter nos partenaires. La seule entité à consulter pour entamer les discussions, c`est le Conseil d`administration. C`est ce que nous avons fait. Et les Conseils d`administration de Renault et de Nissan ont ensuite confié au patron des deux entreprises la responsabilité de mener les discussions.
En 1999, quand Renault a décidé de faire une alliance avec Nissan, il n`y avait pas beaucoup de gens qui soutenaient le projet. Les journalistes et les analystes étaient plutôt pessimistes. L`histoire prouve que grâce à la ténacité du management, soutenu par le Conseil d`administration, nous avons réalisé quelque chose qui était jugé impossible à l`époque.
Pour l`instant nous recherchons les opportunités. Nous verrons, en fonction des résultats des analyses, si nous voulons continuer ou pas. Si nous poursuivons, ce sera dans le respect de Renault et de Nissan - comme nous l`avons toujours fait dans le cadre de l`Alliance - et en expliquant aux employés, actionnaires et partenaires des deux entreprises l`intérêt d`une alliance avec GM. Quand la question de l`organisation se posera, là nous serons amenés à consulter les parties prenantes de l`entreprise.
Q: Si les analyses révèlent des opportunités intéressantes et si vous décidez de poursuivre, quelle sera votre implication dans le management de GM ?
CG: Avec autant de "si ", on est dans la science fiction, la spéculation. La seule question qui se pose aujourd`hui est de savoir s`il y a suffisamment de synergies potentielles pour poursuivre. Avant le 15 octobre, il y aura une réponse claire: oui ou non. Nous n`avons pas demandé de longs rapports à nos experts, mais un seul chiffre. Si ce chiffre ne nous convient pas, nous arrêtons. S`il nous convient, nous poursuivons. Nous nous demanderons alors comment nous organiser pour réaliser les synergies, avec une seule volonté derrière: augmenter le potentiel de croissance et de profitabilité de Renault et de Nissan.
Q: Combien de personnes sont impliquées dans ce travail d`analyse ?
CG: Nous ne communiquons pas ce chiffre, mais nous avons réuni des experts, qui connaissent parfaitement leur domaine, savent exactement ce qu`ils recherchent et qui sont capables de travailler très vite.
Q: Ne craignez-vous pas que cette mobilisation d`experts autour d`une alliance potentielle avec GM puisse distraire Renault et Nissan de leurs objectifs ?
CG: Regardez les résultats! Pour Renault, nous avons annoncé une marge opérationnelle de 2,5% pour l`année 2006. Avec 2,7% de marge opérationnelle au premier semestre, nous sommes confiants. C`est la première étape de Renault Contrat 2009. Je me suis engagé sur des résultats et si je pensais que quelque chose pouvait nous empêcher de les atteindre ou affaiblir nos résultats, j`arrêterais tout de suite.
Dernière minute
Dacia a déjà commercialisé 100 000 voitures en France 3 décembre 2008
Fin novembre, les ventes Dacia en France ont touché le niveau de 100 000 unités commercialisées depuis le lancement de la marque sur le marché français. Dans l’espace de quatre années seulement, entre juin 2005 et novembre 2008, Dacia enregistré une évolution constante dans le classement des immatriculations en France et se situe parmi les 10 premières marques sur ce marché.
Communiqués de presse
Des offres spéciales pour les clients Dacia en décembre 2 décembre 2008
Au mois des cadeaux, Dacia a préparé une série d’offres spéciales pour ses clients, ainsi qu’un tirage au sort où ceux-ci peuvent gagner, chaque jour, une automobile Logan. Ainsi, à l’achat d’une nouvelle voiture de la gamme Logan, les clients pourront bénéficier gratuitement d’ABS, ce qui implique un avantage client de 350 € TTC.
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