Conférence de presse de François Fourmont, directeur général de Dacia, concernant la taxe sur la première immatriculation
DACIA, en tant que constructeur automobile, maintient sa position de la nécessité d’un dispositif fiscal évitant que la Roumanie ne devienne la poubelle automobile de l’Europe.
Ce dispositif de protection est justifié tant sur le plan environnemental, que celui de la santé publique et de l’économie nationale
Sur le Plan Environnemental et Santé Publique-
L’enjeu fondamental de l’exigence de la Communauté Européenne en matière de réduction de la pollution automobile sont la protection de l’environnement et, on l’oublie trop souvent, la protection de la santé publique.
C’est l’enjeu des normes EURO 4 aujourd’hui, EURO 5 demain.
Je voudrais rappeler en quelques chiffres les progrès déjà réalisés entre un véhicule EURO 0 et un véhicule EURO 4, c'est-à-dire en 15 ans :
Entre un véhicule EURO 0 et un véhicule EURO 4 les émanations :
- d’oxyde de carbone (CO) ont été divisées par 50
- d’oxyde d’azote (NOx) ont été divisées par 10
- de composants organiques volatiles et de particules ont été divisées par 20
-
La Roumanie a à ce jour le plus vieux parc automobile d’Europe : sur 3.5 à 4 millions de véhicules en circulation :
- 25% à plus de 20 ans
- 45% à plus de 15 ans
- 60% à plus de 10 ans
Si nous prenons uniquement les véhicules de plus de 15 ans, c’est-à-dire environ 1.6 millions de véhicules, ils représentent la même pollution que :
- 80 millions de véhicules EURO 4 en matière d’émanations d’oxyde de carbone
- 16 millions de véhicules EURO 4 en matière d’émanation d’oxyde d’azote
- 32 millions de véhicules EURO 4 en matière d’émanation de composants organiques volatiles et particules.
L’élimination de ces véhicules constitue donc une priorité nationale en matière de Santé Publique qui devrait entraîner une solidarité de l’ensemble des acteurs politiques de la Roumanie -
Cela signifie également que cet objectif de Santé Publique et d’environnement, s’il nécessite d’accélérer le processus d’élimination des véhicules les plus âgés, il nécessite aussi d’éviter de les remplacer par les mêmes, aussi âgés, mais importés.
Or, que constatons-nous chez les nouveaux entrants dans l’Union Européenne qui n’ont pris aucune mesure :
- La Pologne a été envahie depuis son entrée dans l’Europe en mai 2004 par 3.3 millions de véhicules d’occasion. En 2005, les véhicules importés de plus de15 ans représentaient 56% des importations. Et ce mouvement ne se ralentit pas puisque sur les 10 premiers mois de cette année, c’est 825 000 véhicules d’occasion qui sont entrés en Pologne.
- En Bulgarie c’est 352 000 véhicules d’occasion qui entreront en 2007 : c’est le double de l’année 2006.
L’industrie automobile a constitué jusqu’à présent le principal levier du développement économique du pays.
Cette industrie a été tirée par le développement de DACIA au cours de ces dernières années. A titre d’exemple, en 2007 :
- Nos fournisseurs auront ouvert 10 nouvelles usines
- DACIA à Pitesti aura embauché plus de 3 000 personnes
- Les embauches réalisés en Arges par DACIA et ses fournisseurs auront été de l’ordre de 10 000 personnes
- Les exportations de DACIA seront de l’ordre de 1,8 milliards €
Aujourd’hui dans une industrie automobile qui emploie plus de 200 000 personnes, plus de 100 000 travaillent pour DACIA, que ce soit directement chez DACIA, mais aussi chez nos fournisseurs ou dans notre réseau commercial.
En 2008, nous prévoyons de produire 320 – 350 000 véhicules dont 120 000 pour la Roumanie. Supprimer ou rendre inopérante la taxe d’immatriculation ce serait réduire nos ventes de moitié en Roumanie. Ce serait supprimer des milliers d’emplois chez DACIA alors qu’hier nous annoncions notre volonté d’embaucher plus de 3 000 personnes en 2008. Ce serait supprimer des dizaines de milliers d’emplois en Roumanie.
Mais aussi cela serait réduire notre compétitivité à un moment où il est plus important que jamais de la maintenir voire de l’augmenter :
- compte tenu de l’ampleur de nos investissements à venir en Roumanie
- la sévérisation des normes anti-pollution nécessitera de la par de DACIA des investissements en recherche et développement particulièrement importants pour répondre aux futures normes sans que cela se traduise par des augmentations de prix de nos voitures qui les rendraient inaccessibles pour nos clients
- le développement de nouvelles entités du groupe qui démarreront dans les années à venir : Inde, Maroc, Russie, nous mettra demain en compétition avec de nouveaux sites bénéficiant de conditions économiques équivalentes voire plus favorables que celles qu’offre la Roumanie.
Cela ne veut pas dire que nous restons figés dans un schéma il faut fermer les frontières ; ce qui n’est déjà pas le cas : la taxe à la première immatriculation n’a pas stoppé les importations de véhicules d’occasion : elles seront en augmentation de 15 à 20 % en 2007 par rapport à l’année 2006. C’est-à-dire à peu près le même taux de croissance que le marché des véhicules neufs.
Il est bien évident pour nous que la Roumanie doit respecter les règles européennes et pour cela nous voulons faire des propositions. Nous faisons au gouvernement mais aussi à l’ensemble des acteurs de la vie politique roumaine trois propositions :
- Accélérer le renouvellement du parc automobile ancien : il y a là un véritable enjeu national de santé publique
- Faire évoluer la taxe d’immatriculation actuelle pour répondre aux remarques de Bruxelles et en particulier en réduisant la taxe en fonction de l’âge du véhicule. Via l’APIA, nous avons fait des propositions au Ministère des Finances en ce sens.
-
Remplacer la taxe actuelle par une taxe environnementale basée sur 3 critères :
- Le niveau de dépollution
- La cylindrée
- Le niveau d’émission de CO2
Nous voulons être acteur et sommes à la disposition des Ministères des Finances et de l’Environnement pour aboutir à une solution :
- permettant un progrès décisif en matière de santé publique
- permettant la poursuite du développement de l’économie nationale tirée par l’industrie automobile
Dernière minute
Dacia a déjà commercialisé 100 000 voitures en France 3 décembre 2008
Fin novembre, les ventes Dacia en France ont touché le niveau de 100 000 unités commercialisées depuis le lancement de la marque sur le marché français. Dans l’espace de quatre années seulement, entre juin 2005 et novembre 2008, Dacia enregistré une évolution constante dans le classement des immatriculations en France et se situe parmi les 10 premières marques sur ce marché.
Communiqués de presse
Des offres spéciales pour les clients Dacia en décembre 2 décembre 2008
Au mois des cadeaux, Dacia a préparé une série d’offres spéciales pour ses clients, ainsi qu’un tirage au sort où ceux-ci peuvent gagner, chaque jour, une automobile Logan. Ainsi, à l’achat d’une nouvelle voiture de la gamme Logan, les clients pourront bénéficier gratuitement d’ABS, ce qui implique un avantage client de 350 € TTC.
archives »



Dacia Groupe Renault








